dimanche 1 janvier 2023

 Cette année, j'ai pris des notes !! 


Fantastique. Sauf que j'ai encore peu lu. Du moins, j'ai bien lu dans la première moitié de l'année. La deuxième un peu moins. J'ai entamé des choses que j'ai laissé tomber, et je ne les ai même pas toujours notées ! Autre effet bizarre, je trouve dans ma liste des choses que notées dont je ne me souviens pas... 

Pas mal de polars classiques cette année, avec du Christie et du Leroux : La plume empoisonnée, Le crime de l'Orient-Express (à deux), Le mystère de la chambre jaune, Le parfum de la dame en noir, Mort sur le Nil (à deux), Mr Parker Pyne, Les sept cadrans, La maison biscornue. Le dahlia noir, j'ai pas aimé tant que ça.

J'ai presque lu en entier Les trois mousquetaires, mais j'ai trouvé ça vraiment moins bien que Le comte de Monte-Cristo. J'ai arrêté un peu avant la fin parce que j'avais trop de sympathie pour Milady. 

J'ai aussi commencé et adoré Les misérables mais j'ai arrêté assez tôt (au bout de la première partie ?) car c'était vraiment terrible et dur. Peut-être faut-il explorer Victor Hugo.

En SF, à deux nous avons lu Simetierre. J'avais un souvenir horrible du passage du genou dans le cimetière mais en fait à la relecture, c'était pas si affreux !! Neverwhere, oubliable. Le cerveau vert de Franck Herbert : ultra-chiant mais je suis allée au bout, contrairement à Dune, abandonné alors que c'était même pas si mal ! Une relecture de La planète des singes, toujours aussi bien. Le vrai coup de cœur SF cette année c'est Ubik, j'ai hâte de poursuivre la lecture de Philip K. Dick. J'ai aussi entamé la lecture du bouquin-script adapté de 2001 Odyssée de l'espace (oui bouquin adapté du film et pas l'inverse) et bon, bien sûr c'est chiant.

En BD : quelques Blake et Mortimer (Le secret de la grande pyramide), L'homme le plus flippé du monde, une BD biographique sur Agatha Christie. Bien sûr, mon éternel cadeau de Noël, L'arabe du futur tome 5. Il en restera un. Et Bolchoi arena 3.

 Et dans ce qui ne rentre dans aucune des catégories ci-dessus : Le cri de la mouette et L'intelligence artificielle n'existe pas. 

Je passe l'année avec le tome 1 de Fortune de France, entamé depuis pffff trop longtemps. Cette année a connu plutôt des coups de cœur ciné avec la découverte de Kubrick et en particulier Eyes wide shut. 

J'aimerais lire plus, bien sûr.


samedi 1 janvier 2022

 Aujourd'hui, je n'ai pas plus envie, mais pour une fois, je peux dire que j'ai lu, vraiment lu, toute l'année !

Recette miracle : remplacer le temps de téléphone au lit avant de dormir par de la lecture. Téléphone rangé dans le salon, et alarme du matin remplacée par mon réveil du lycée.

 J'ai gagné en lecture ET en qualité de sommeil !

 J'ai lu des trucs supers, et des trucs moins bien. Je ne me rappelle plus de l'ordre, ce sera pêle-mêle, comme les années précédentes. 2022 sera peut-être l'année de la prise de notes.

- Révélation n°1 de l'année : Les rois maudits. J'ai lu les six premiers avidement en début d'année, j'ai laissé le septième de côté. Mention spéciale à l'intrigue de l'élection du pape Clément V, tellement drôle.

- Révélation n°2 : Le comte de Monte-Cristo, dévoré en fin d'année cette fois. C'est une révélation Dumas, j'ai continué sur Les trois mousquetaires. 

- Mention spéciale du jury pour Rebecca, trouvé dans une boîte à livre en Lorraine. J'ai vu l'adaptation Netflix ensuite 

- Chavirer puis La petite communiste qui ne souriait jamais: sympa mais voila, ça ne m'a pas laissé trop de traces...

- Au printemps des monstres, Jaenada de l'an. Pas mal mais fourni...

Les trucs nuls, bofs, abandonnés :

-Kafka sur le rivage, que j'ai détesté de bout en bout mais j'ai tenu à finir pour être sûre que c'était nul

- Anna Karénine, pas passionnant (comme quoi les feuilletons, ça peut aller du tout au tout)

- La disparition de Josef Mengele, trouvé dans la bibliothèque d'un salon d'attente de la gare d'Austerlitz où il n'y avait absolument rien d'autre. C'était glauque, surtout. 

-Les furtifs de Damasio, insupportable d'artifices dès le début, j'ai laissé tomber sans aucun remord ("La douche est un bain vertical")

- Ainsi soit Benoît Groult, peut-être à reprendre un de ces jours.

En BD, L'arabe du futur 4, toujours aussi chouette, cliffhanger incroyable à la fin MAIS je m'y tiens, j'attendrai l'an prochain pour lire le 6 à Noël, même s'il est déjà sorti. J'ai tenté Les cahiers d'Esther aussi et ça ne m'a pas trop intéressée.

On introduit aussi une nouvelle manière de lire en binôme. C'est comme regarder un film à deux, sauf qu'on lit. Pour la première expérience, on a lu Shining, et la deuxième qui commence tout juste a choisi Simetierre.

Moralité de l'année : on continue comme ça, et en plus on essaie de prendre des notes !

samedi 2 janvier 2021

 Cette année, j'ai pas envie. C'est pour ça qu'on est le 2, et pas le 1er.


Je regarde derrière et devant à la fois. Les années précédentes, je n'ai pas beaucoup lu. Cette année non plus. J'ai eu le temps, mais je n'ai pas eu l'esprit. 

Alors sans fioritures :

-Nuits d'épines. Pas fini. J'avais déjà trop d'épines la nuit.

- Martin Eden. Pas fini mais parce que j'avais trop peur que ça se termine mal. Peur justifiée à ce qu'on m'a dit.

- Mille soleils splendides. Dur mais formidable, j'ai adoré.

- En cours : L'homme qui savait la langue des serpents. Vraiment bien, mais je dois retrouver le temps de trouver le temps de m'y remettre (ceci n'est pas une faute de frappe).


J'ai lu des BD aussi. La dernière, hier, Idéal Standard par Aude Picault. L'arabe du futur 3 que je gagne à économiser. Moi ce que j'aime c'est les monstres. Bolchoï Arena 2. Shangri-la (nul !!!)


Voila, la note se réduit, je ne suis toujours pas sûre d'écrire tout ce que j'ai lu. Au commencement de ce blog je me plaignais de ne pas lire beaucoup et il faut reconnaître que ce n'est que de pire en pire. Mais tout de même, je devrais réussir à toujours lire au moins un livre par an. Allez, une BD.

mercredi 1 janvier 2020

Il ne reste que quarante minutes et cette année je romps l'enchaînement des pré-publications. Toutefois le bilan sera concis, d'une parce que j'ai peu de temps, de deux parce que j'ai peu lu, et de trois parce qu'il y a des premiers de l'an plus rudes que d'autres.

Peu lu et beaucoup plus écrit, d'ailleurs peu lu mais en fait surtout pour mon loisir. Deux cents trente maigres pages qui vaudront ce qu'elles vaudront, et qui m'ont coûté cher à la rédaction, rédaction dont j'ai trouvé du répit dans des relectures et dans deux grandes choses en particulier : Hercule Poirot et Agatha Christie d'une part, et Maigret d'autre part. Engloutis rapidement à l'automne comme de l'oxygène nécessaire. J'ai aussi enfin affronté le Sac d'os de King, et lu à moitié le 2666 de Bolaño, mais à moitié seulement.

On s'en tiendra à ça pour cette fois.

mardi 1 janvier 2019

Deuxième année consécutive de préparation en amont de la publication, car cette année le 1er de l'an sera en Italie. 

Comme 2017, 2018 n'a pas vraiment été une année de lecture, mais cette année je ne peux pas le mettre sur le compte de l'absorption et du sacrifice entier de mon attention à mes recherches. 

En 2018 j'ai fait du sport, et j'apprends une nouvelle langue au sujet de laquelle je reviendrai plus tard. En 2018 j'ai aussi passé du temps à jouer à des jeux vidéos (très pratique pour savoir précisément combien d'heures on a consacré à ne pas lire), et aussi beaucoup trop de temps à scroller indéfiniment au travers du filet sans mailles d'Instagram.

Je n'ai pas réparé mon Kindle. Donc j'ai lu uniquement des livres en papier.

Œuvres dans le désordre ou parfois un peu dans l'ordre.

Début janvier, j'ai reçu comme cadeau de Noël tardif la compilation de la correspondance d'Albert Camus et de Maria Casarès, sur laquelle j'avais louché à Toulouse. J'en ai llu très peu mais c'était très bien. C'est un livre que je vais garder longtemps sans doute.

Mon frère de Daniel Pennac. Je l'ai lu au Pouget. C'était assez émouvant et pudique. J'en retiens : ne pas ajouter à l'entropie.

Comme on allait au Japon, j'ai voulu lire des choses dessus. Des choses que j'aurais dû lire il y a longtemps mais que je n'avais pas lues : Mantras et mandarins de Michel Strickmann, Les oracles de Shirataka d'Anne Bouchy (qui n'est plus édité, qui commence à devenir rare, et que j'ai réussi à trouver d'occasion, ouf), Nouvelle histoire du Japon de Pierre-François Souyri. Je n'en ai fini aucun, évidemment (j'ai même pas vraiment dépassé les premiers chapitres ou l'introduction). 

J'ai appris un peu d'italien toute seule (qui n'est pas la "langue de l'année" dont je parle plus haut, en fait, j'ai appris deux langues cette année ! et un sport !), comme c'était si simple et acceuillant, j'ai acheté un Non ora, non qui d'Erri de Luca en bilingue et c'était chouette. Je ne me rappelle plus si je l'ai emmené au Japon (car quoi de plus chic que de lire dans un pays étranger un livre dans une autre langue étrangère), mais je l'ai emmené à Rome, ça c'est sûr. 

Et finalement, c'était ça la thématique de l'année : les langues. Car en dehors de ces deux langues que j'apprends, j'ai lu plus de livres en langues étrangères que jamais dans ma vie. J'ai lu 1984 dans une belle édition, avec un beau marque-page doré à l'or fin du Japon, et je suis arrivée jusqu'à la détention de Wilson. 

Plus tard dans l'année, j'ai enfin lu, presque un an après l'avoir reçu, From here to Eternity de Caitlin Doughty. Dedans il y avait beaucoup d'amour et de compassion, de paix intérieure et plein de choses que je ne saurais décrire mais qui font étrangement beaucoup de bien pour des choses qui concernent la mort. J'ai en particulier adoré le chapitre sur le colombarium électronique de Tokyo. Caitlin pointait dedans vers un autre livre, qui n'avait pas grand-chose à voir avec le sien mais qui m'a intéressée : People who eat darkness de Richard Lloyd Parry, sur le meurtre d'une anglaise, Lucie Blackman, à Tokyo au début des années 2000. Caitlin le mentionnait à propos des rites funéraires japonais appliqués à Lucie, notamment le fait qu'après sa crémation, on ait présenté à ses parents des baguettes pour qu'ils déposent eux-mêmes ses os calcinés dans une urne. C'était un bouquin fantastique sur des tas de points différents, aussi bien sur le Japon que sur les hommes, les femmes et les familles. Pas traduit en français, j'ai dû le faire commander chez Shakespeare and company. 

En juin, dans une salle de la fac pleine de livres qu'on avait le droit de prendre, je suis tombée sur Les trois-quarts du temps de Benoîte Groult et je l'ai pris avant que quelqu'un d'autre ait le temps de s'en rendre compte. J'ai adoré ce livre, mais plus que d'autres de cette année, je n'ai au momen où j'écris ceci que peu de souvenir. Je suis contente de l'avoir pris car il n'est plus édité. 

J'ai aussi lu Petite histoire de l'univers de Stephen Hawking. J'ai adoré aussi (au moins, je lis peu, mais j'adore). Je suis tombée dans la poésie de la physique quantique, je n'ai pas rien compris, j'ai été emportée.

Bon en vrai non, je n'adore pas tout : de désespoir de ne pas lire, j'ai voulu me tourner vers Beauvoir, j'ai voulu lire L'invitée. Grosse déception. J'ai lâché assez vite. Les Goncourt vieillissent. 

Enfin, le dernier que j'ai lu entièrement et qui m'a bien plu est Le Lambeau de Philippe Lançon. Car oui, je lis le Femina, presque tous les ans. Je l'ai eu par hasard à la bibliothèque d'Enghien. 

Et celui avec lequel je vais passer l'année est : Indrek de Anton Hansen Tammsaare. Car cette fameuse langue mystérieuse que j'étudie et qui est bouffée d'air au moins autant que les sorties d'aviron sur le lac est l'estonien. Et je dois... "dois" produire une fiche de lecture pour le cours de littérature. Indrek est le deuxième tome d'un cycle de cinq, cela semble être un roman d'initiation d'après les quatre ou cinq premiers chapitres que j'ai lu. La fiche de lecture est en péril, mais de toutes façons, pour ma culture, il faudra que j'aie lu ce livre. 

Concernant la prose, on synthétisera l'année donc par : c'était de la non-fiction et c'était "en langues".

J'ai lu quelques BD/romans graphiques/manga aussi : Dans la combi de Thomas Pesquet de Marion Montaigne, La grande aventure du sexe de DirtyBiology, Bolchoi Arena de Aseyn et Boulet, et La cantine de Minuit de Yarô Abe.

lundi 1 janvier 2018

Je n'avais jamais préparé cette note à l'avance, mais vu celle de l'année dernière, j'ai préféré cette fois prendre quelques dispositions.
(Quand je l'ai publiée, à toute vitesse depuis le Berry, je me suis dit : « je la reprend dès que possible », bon. Évidemment, je ne l'ai pas fait dans les premiers jours qui suivaient le nouvel an, et ensuite, ça perdait un peu de sa saveur ou de son sens et j'ai pensé que ça me servirait de leçon. Raison pour laquelle j'anticipe cette fois.)

J'écris cette note au bout de ma première année de thèse. Est-ce que cela doit permettre d'interpréter les choses sur ce que j'ai lu et comment j'ai lu ? C'est réducteur sans doute, mais j'aime bien imaginer que tous les livres que j'ai abandonnés ont été victimes du dévouement que je mets dans mes recherches.

2017 n'a pas été une année à lecture. Je dois consulter mon répertoire d'ebooks pour me rappeler ce que j'ai lu : je n'en repère que deux ou trois.

J'indiquerai après chaque titre l'état dans lequel je l'ai laissé.

Il y a eu Défaite des maîtres et possesseurs (abandonné) de Vincent Message. On m'en a dit le plus grand bien, longtemps, beaucoup, mais j'étais méfiante et j'avais raison : l'impression que ça m'a laissé, c'est celle désagréable et mesquine que j'aurais pu en faire autant. Mais justement tu ne l'as pas fait…
Si le fond bien sûr m'intéressait le procédé m'a semblé facile et l'écriture ne rattrapait rien. Quand l'auteur est parti du côté de ces salauds d'agriculteurs bourrins, je l'ai remercié. Oui après tout, je vais considérer désormais que ne pas terminer un livre c'est renvoyer son auteur.

Simone Signoret traînait chez moi depuis longtemps : un Adieu Volodia (abandonné) acheté cinquante centimes dans un Boulinier il y a quelques années. Comme au printemps j'avais déjà du mal à lire, j'ai décidé de l'emmener en vacances, en tant que pavé de vacances (c'est un état légitime pour un livre, voir Gérard Genette – bien que Volodia n'ait pas l'aspect best-seller, hormis peut-être celui de best-seller de boîte à livres : je l'ai trouvé dans la cabane de la place du Foirail d'Aynac et dans l'étagère vitrée d'une rue de Pontoise). Volodia a rempli son rôle efficacement même si je ne l'ai pas à proprement parler terminé – mais franchement, je suis pas loin.

Vernon Subutex 3 (terminé) est enfin sorti, ce qui a donné lieu à plein de promo despentesque à laquelle je m'arrange toujours pour assister : cette année deux soirées fournaises à la maison de la poésie, une rencontre littéraire et une performance avec Béatrice Dalle. Subutex était bien même s'il s'agence un peu bizarrement avec les deux premiers. J'étais quand même contente de lire un livre d'une traite, enfin.

J'en profite puisque j'ai commencé pour parler des rencontres littéraires de l'année, qui deviennent de plus en plus un pan à part entière de mon expérience de lectrice : Despentes donc, Louise Erdrich interrogée par Maylis de Kerangal, un concert dessiné avec Boulet et Marion Montaigne, et Philippe Jaenada aux archives.

Après la rencontre avec Louise Erdrich, j'ai voulu lire Réparer les vivants (abandonné) parce que Maylis de Kerangal que je ne connaissais pas auparavant m'avait bien plu en tant qu'intervieweuse. Bon ça a été un échec de plus et j'ai un gros désaccord au sujet de ce bouquin avec mon conseil littéraire qui se met à douter de mes capacités empathiques.

Las vegas parano
, abandonné si vite que je ne sais pas si ça vaut même la peine de le mentionner.

Comme on atteignait progressivement le milieu de l'année et que je n'avais pratiquement lu aucun livre jusqu'au bout ni qui m'ait plu, sauf Vernon, j'ai pris une grave décision : me mettre à relire.

J'ai commencé par Le chœur des femmes (relu, donc) de Martin Winckler. C'était bien, j'ai aimé de nouveau quoiqu'un peu moins, j'ai vu des choses dans la langue qui ne m'avait pas dérangée la première fois (c'était en 2014). Dingue : mes goûts changent. Au moins, j'ai lu un bouquin de 400 pages, ça m'a rassurée.

Ensuite (je dis « ensuite » mais la chronologie n'est pas forcément respectée), Youtube m'a recommandé une vidéo à propos d'un phénomène que j'ignorais totalement : le « coffin birth ». Oui, j'ai cliqué, et il n'était même pas tard dans la nuit. J'ai découvert Caitlinn Doughty qui pour faire court est une croque-mort américaine postant régulièrement des vidéos très instructives et drôles sur tout ce qui peut concerner la mort de près ou de loin. J'ai lu son premier livre Chroniques de mon crématorium (terminé), une compilation de chroniques de ses premières expériences dans l'industrie de la mort notamment quand elle travaillait comme opératrice de crématorium. Je tiens à dire que je trouve la traduction du titre Smoke gets in your eyes lamentable, tout comme l'édition que Payot en a fait (« c'est une fille qui fait des choses lugubres, il faut mettre du rose sur la couverture ») et que tout ça dessert le propos de Caitlinn en la faisant passer pour une pigiste de Cosmopolitan égarée en salle d'embaumement.
Elle a sorti son deuxième livre cette année, From here to eternity, que j'ai fait venir exprès des Etats-Unis parce qu'il est très beau et que je n'avais ni envie d'attendre, ni envie d'avoir attendu pour lire une traduction approximative dans une édition moche.

J'ai tenté une autre relecture : La joie de vivre de Zola (abandonné). J'étais bien entrée dedans et je retrouvais Lazare et Pauline avec plaisir, je voulais revivre le sacrifice de Pauline, mais j'ai dû abandonner parce que Papet est tombé dans le coma et que je ne me suis pas sentie les épaules suffisantes pour supporter l'issue de cette histoire qui m'avait nouée lors de ma première lecture, en 2009.

Pendant l'été, j'ai voulu rejouer le coup du livre de vacances, cette fois avec la saga des Rois maudits (abandonné). Nouvel échec, parce qu'arracher des ronces, du lierre, du laurier et des bambous m'a largement assez occupée.

Je ne sais même plus ce que je lisais à la rentrée ? Si je lisais quelque chose ?

Début novembre j'ai décidé de relire de nouveau : Dalva (terminé). J'étais curieuse de me replonger dans ce choc de l'automne 2014. En 2014, j'ai vérifié grâce à des mails, je l'ai lu en six jours. Ce n'était pas précipité mais je pense que je me suis un peu astreinte à entrer dedans, plus que cette année en tout cas. Dalva ne m'accroche pas d'emblée, mais quand je dois le laisser à la fin, c'est un déchirement. Au moment où je reprenais cette lecture, j'ai rencontré quelqu'un, un grand auteur, qui m'a dit mais pourquoi vous relisez, faut pas faire ça, quand vous mourrez vous penserez à tous les livres que vous n'avez pas lus. En l'état des choses, je préfère relire que ne pas lire du tout, voila pourquoi j'ai relu Dalva et c'était : génial. (Le grand auteur m'a aussi dit de ne pas lire Alexandre Jardin et là j'admets que mon argument ne tient plus)

Je pensais terminer l'année sur La serpe de Philippe Jaenada. À chaque année son Jaenada ! Je n'ai plus grand-chose à en dire car je lui suis acquise et je pense qu'il pourrait me raconter l'histoire des moutons sous son lit que je trouverais encore ça fascinant. Finalement j'ai terminé La serpe un peu en avance, je me suis précipitée chez Ombres Blanches pour ne pas rester sans rien, et j'en suis sortie avec Dans le silence du vent de Louise Erdrich. Je n'avais pas terminé Love Medicine il y a deux ans, mais j'avais quand même envie de la lire de nouveau, après l'avoir vue en rencontre littéraire. Bien sûr, il s'agit d'un prétexte pour apprendre sur la condition des amérindiens mais il y aura aussi plus que ça, sans aucun doute.

J'ai tellement de mal à lire que je n'ai pas de plan pour 2018, si ce n'est essayer de réparer mon Kindle dont je n'ai pas pris soin en 2017. Puis, je ne sais pas trop. Des américains, peut-être. Je n'ai jamais lu la correspondance de Bukowski que j'ai depuis deux ans, ça pourrait être quelque chose à faire.

dimanche 1 janvier 2017

Heureusement, le Kindle se rappelle de ce que je lis. Cette année :
Mémoire de fille, Passion simple et un autre, Annie Ernaux
Sulak, Jaenada
La septième fonction du langage, Laurent Binet
Americanah, Chimamanda Ngozi Adichie
Des gens très bien, Alexandre Jardin
Truismes, Marie Darrieussecq
Misery, Docteur Sleep, Stephen King
L'origine du monde, Luc Stromqvist
Confession d'un masque, Mishima Yukio
Fun home, Alison Bechdel
Laetitia ou la fin des hommes, Yvan Jablonka
Actuellement : Jurassic Park