mardi 1 janvier 2019

Deuxième année consécutive de préparation en amont de la publication, car cette année le 1er de l'an sera en Italie. 

Comme 2017, 2018 n'a pas vraiment été une année de lecture, mais cette année je ne peux pas le mettre sur le compte de l'absorption et du sacrifice entier de mon attention à mes recherches. 

En 2018 j'ai fait du sport, et j'apprends une nouvelle langue au sujet de laquelle je reviendrai plus tard. En 2018 j'ai aussi passé du temps à jouer à des jeux vidéos (très pratique pour savoir précisément combien d'heures on a consacré à ne pas lire), et aussi beaucoup trop de temps à scroller indéfiniment au travers du filet sans mailles d'Instagram.

Je n'ai pas réparé mon Kindle. Donc j'ai lu uniquement des livres en papier.

Œuvres dans le désordre ou parfois un peu dans l'ordre.

Début janvier, j'ai reçu comme cadeau de Noël tardif la compilation de la correspondance d'Albert Camus et de Maria Casarès, sur laquelle j'avais louché à Toulouse. J'en ai llu très peu mais c'était très bien. C'est un livre que je vais garder longtemps sans doute.

Mon frère de Daniel Pennac. Je l'ai lu au Pouget. C'était assez émouvant et pudique. J'en retiens : ne pas ajouter à l'entropie.

Comme on allait au Japon, j'ai voulu lire des choses dessus. Des choses que j'aurais dû lire il y a longtemps mais que je n'avais pas lues : Mantras et mandarins de Michel Strickmann, Les oracles de Shirataka d'Anne Bouchy (qui n'est plus édité, qui commence à devenir rare, et que j'ai réussi à trouver d'occasion, ouf), Nouvelle histoire du Japon de Pierre-François Souyri. Je n'en ai fini aucun, évidemment (j'ai même pas vraiment dépassé les premiers chapitres ou l'introduction). 

J'ai appris un peu d'italien toute seule (qui n'est pas la "langue de l'année" dont je parle plus haut, en fait, j'ai appris deux langues cette année ! et un sport !), comme c'était si simple et acceuillant, j'ai acheté un Non ora, non qui d'Erri de Luca en bilingue et c'était chouette. Je ne me rappelle plus si je l'ai emmené au Japon (car quoi de plus chic que de lire dans un pays étranger un livre dans une autre langue étrangère), mais je l'ai emmené à Rome, ça c'est sûr. 

Et finalement, c'était ça la thématique de l'année : les langues. Car en dehors de ces deux langues que j'apprends, j'ai lu plus de livres en langues étrangères que jamais dans ma vie. J'ai lu 1984 dans une belle édition, avec un beau marque-page doré à l'or fin du Japon, et je suis arrivée jusqu'à la détention de Wilson. 

Plus tard dans l'année, j'ai enfin lu, presque un an après l'avoir reçu, From here to Eternity de Caitlin Doughty. Dedans il y avait beaucoup d'amour et de compassion, de paix intérieure et plein de choses que je ne saurais décrire mais qui font étrangement beaucoup de bien pour des choses qui concernent la mort. J'ai en particulier adoré le chapitre sur le colombarium électronique de Tokyo. Caitlin pointait dedans vers un autre livre, qui n'avait pas grand-chose à voir avec le sien mais qui m'a intéressée : People who eat darkness de Richard Lloyd Parry, sur le meurtre d'une anglaise, Lucie Blackman, à Tokyo au début des années 2000. Caitlin le mentionnait à propos des rites funéraires japonais appliqués à Lucie, notamment le fait qu'après sa crémation, on ait présenté à ses parents des baguettes pour qu'ils déposent eux-mêmes ses os calcinés dans une urne. C'était un bouquin fantastique sur des tas de points différents, aussi bien sur le Japon que sur les hommes, les femmes et les familles. Pas traduit en français, j'ai dû le faire commander chez Shakespeare and company. 

En juin, dans une salle de la fac pleine de livres qu'on avait le droit de prendre, je suis tombée sur Les trois-quarts du temps de Benoîte Groult et je l'ai pris avant que quelqu'un d'autre ait le temps de s'en rendre compte. J'ai adoré ce livre, mais plus que d'autres de cette année, je n'ai au momen où j'écris ceci que peu de souvenir. Je suis contente de l'avoir pris car il n'est plus édité. 

J'ai aussi lu Petite histoire de l'univers de Stephen Hawking. J'ai adoré aussi (au moins, je lis peu, mais j'adore). Je suis tombée dans la poésie de la physique quantique, je n'ai pas rien compris, j'ai été emportée.

Bon en vrai non, je n'adore pas tout : de désespoir de ne pas lire, j'ai voulu me tourner vers Beauvoir, j'ai voulu lire L'invitée. Grosse déception. J'ai lâché assez vite. Les Goncourt vieillissent. 

Enfin, le dernier que j'ai lu entièrement et qui m'a bien plu est Le Lambeau de Philippe Lançon. Car oui, je lis le Femina, presque tous les ans. Je l'ai eu par hasard à la bibliothèque d'Enghien. 

Et celui avec lequel je vais passer l'année est : Indrek de Anton Hansen Tammsaare. Car cette fameuse langue mystérieuse que j'étudie et qui est bouffée d'air au moins autant que les sorties d'aviron sur le lac est l'estonien. Et je dois... "dois" produire une fiche de lecture pour le cours de littérature. Indrek est le deuxième tome d'un cycle de cinq, cela semble être un roman d'initiation d'après les quatre ou cinq premiers chapitres que j'ai lu. La fiche de lecture est en péril, mais de toutes façons, pour ma culture, il faudra que j'aie lu ce livre. 

Concernant la prose, on synthétisera l'année donc par : c'était de la non-fiction et c'était "en langues".

J'ai lu quelques BD/romans graphiques/manga aussi : Dans la combi de Thomas Pesquet de Marion Montaigne, La grande aventure du sexe de DirtyBiology, Bolchoi Arena de Aseyn et Boulet, et La cantine de Minuit de Yarô Abe.

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